• Karine. H

Aménager un jardin potager d'agrément: 3 conseils fondamentaux pour réussir.




Si la crise nous a appris quelque chose, c'est que les fondamentaux peuvent être très souvent ce qui nous manquent en premier: se promener librement, rencontrer ses proches sans plus de préparatifs, se ravitailler sans se poser de question sur la disponibilité des besoins de première nécessité. Notre espace de vie, notre demeure, fait parti de ces fondamentaux que l'on a appris à regarder autrement. L'espace extérieur, qu'il soit jardin, courette, petit balcon, fait parti de la prolongation de notre espace de vie. Très souvent nous n'imaginons pas la chance que nous avons de pouvoir en profiter.

Aménager son jardin, c'est prolonger sa demeure, étendre son horizon et mettre en œuvre de nouvelles habitudes d'usage bénéfiques pour notre bien-être, notre santé et notre rapport à l'environnement.

Notre jardin, notre balcon, peut nous apporter ce rapport à l'essentiel, être source de bien-être, mais aussi subvenir à nos besoins.

Qui n'a jamais rêvé de déguster quelques belles tomates, ou quelques fraises fraichement cueillies?

Aménager son jardin d'agrément peut-être un nouvel élan vers ces fondamentaux.

Faut-il beaucoup d'espace?

Non! A chaque espace peut correspondre un jardin potager adapté (en pleine terre, en pot, en jardinière) qui pourra produire. Je dirais même, un grand jardin, c'est le piège!

Si la surface est trop importante, cela demandera beaucoup d'investissement en temps et en argent: c'est le chemin le plus direct vers l'abandon.

Plus l'espace est petit, plus le jardin potager sera dense.

C'est un atout: cela favorise les écosystèmes équilibrés et les échanges entre faune et flore.

Les insectes pollinisent, nous débarrassent des nuisibles. Les sols sont protégés car occupés par une couverture végétale. L'eau est économisée car la densité enrichit le sol et s'oppose à l'évaporation!

Toi qui a un petit jardinet, un balcon, tu as tout pour réussir!

Alors comment démarrer?

Dans la banlieue de Rouen, un jardinier amateur arrive à produire 300 kg de fruits et légumes par an, avec son potager d’à peine 50 m2 (1). Et ce, sans pesticides ni engrais chimiques. Une prouesse, pas tant que ça si nous appliquons les fondamentaux d'une culture raisonnée et respectueuse de l'environnement.

  • 1er conseil: créer un vrai plan d'aménagement de son jardin

Même si rien ne sera figé et si la saisonnalité déterminera les plantations, il est important d'avoir un plan d'ensemble et une vision claire de son projet.

Prévoir son espace de repos (le coin de la sieste), la zone ombragée, l'espace du compostage et celui du rempotage.

Même si l'espace est petit, chaque fonction doit trouver sa place.

Toutes les imaginations peuvent être satisfaites (et les appétits aussi!) dans 8 m2 à peine. Jardin "folie", jardin "méditerranéen", jardin "asiatique", les plus petits espaces peuvent être de grands producteurs de saveurs (2).

  • 2ème conseil: favoriser l'équilibre des écosystèmes

Le plan de plantation doit prévoir les échanges entre végétaux et favoriser le développement des écosystèmes équilibrés.

Planter les plus fragiles à l'ombre des plus robustes.

Prévoir un abreuvoir pour les oiseaux qui dévoreront vos nuisibles.

Favoriser ces échanges, c'est promouvoir la résilience de votre jardin qui sera alors plus résistant aux aléas climatiques, aux maladies sans apport de pesticides ou engrais.

  • 3ème conseil: faire le choix de l'éco-"logique"

Ne vous entêtez pas à faire pousser de la vanille dans le Nord de la France!

Bien choisir ses plantations, c'est comprendre son environnement.

Ne faites pas les choix orientés des jardineries à la mode, "consommer local" plutôt que "consommer global".

Faites vous bien conseiller par des professionnels locaux: c'est bon pour le jardin et le portefeuille.


Serais-je autosuffisant?

Et bien non et c'est tant mieux!

En quoi l'autosuffisance peut être une finalité en soi?

La crise pandémique des derniers mois nous a appris que la solidarité, le partage et l'entraide sont souvent les clés!

L'autosuffisance n'est pas le principe de la permaculture.

Nous voyons bien que pour qu'un écosystème soit équilibré, il faut l'interaction des différents "acteurs": végétaux, énergie, faune...

Si ma voisine produit en quantité plus que suffisante pour elle même des tomates et des haricots, je lui échangerais mais pommes de terre et mes salades. L'écosystème sera privilégié et renforcé par le principe de partage communautaire.


Alors faire son potager d'agrément c'est bon pour soi (sa santé et son budget), c'est bon pour la planète et pour notre communauté! C'est le principe né aux USA du "slow gardening": l'adoption d'une attitude de jardinage décontractée, d'une consommation responsable, d'éco-jardinage, et du partage (3).


Pour en savoir plus:

(1) La permaculture suivant Simon Gouin

(2) Du jardin dans ma vie, 5 plans de jardin à télécharger

(3) Le slow gardening, nouvelle tendance au jardin

Pour créer votre jardin: MBI.pm vous accompagne, contactez nous!

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